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3 techniques essentielles pour appliquer une bonne résolution

La nouvelle année approche à grands pas, et avec elle la période des bonnes résolutions. Une fois n’est pas coutume, j’ai donc décidé de profiter de cette période pour sortir du cadre de la bureautique, et partager avec vous mon expérience en la matière. Cet article participe à un évènement interblogueurs organisé par le blog “Devenez meilleur” d’Olivier Roland, et durant lequel les personnes partagent leurs meilleures astuces pour appliquer leurs bonnes résolutions. Plus que des astuces, je me propose de partager avec vous les trois techniques qui me paraissent les plus essentielles pour réussir à tenir une bonne résolution.

Garder à la conscience le prix à payer de ne pas agir

Appliquer une bonne résolution demande des efforts et de la discipline. Si ce n’était pas le cas, on n’aurait pas besoin de “prendre une résolution”; on le ferait naturellement !

Mais tous autant que nous sommes, nous avons tendance à rechercher la facilité. A moins d’être poussé par une bonne raison, il est très difficile de faire des efforts. On aura du coup tendance à remettre les choses au lendemain, puis petit à petit à abandonner complètement la bonne résolution qu’on avait prise, même si elle semblait sur le coup super importante.

Le prix de l’abandon

Abattement

Abandonner une bonne résolution n’est pas forcément dramatique. Mais quand cela devient la règle générale, c’est plus gênant. Les années passant, le prix à payer pour tous ces petits abandons est de plus en plus lourd, et arrive un moment où on se sent vraiment mal.
Un des moments où j’ai le plus senti cela a été le passage des quarante ans. La “crise de la quarantaine” comme on dit… J’avais le sentiment d’avoir passé des années à travailler comme un forcené, d’avoir mis sous le tapis plein de rêves, et finalement de ne pas avoir vraiment goûté au bonheur ni à la plénitude. Malgré ma situation professionnelle assez confortable, je me sentais de plus en plus vide et seul, et j’avais un sentiment lancinant de gâchis et d’amertume.

Cette souffrance a été pour moi le premier déclencheur pour des changements majeurs dans ma vie. J’ai quitté mon travail salarié pour me lancer en tant que formateur indépendant, et l’année d’après j’ai entamé une relation de couple. Cela n’a été facile, au contraire, mais je suis content de l’avoir fait. Je trouve ces paroles de Mandy Hale très justes :

Le changement risque d’être douloureux, mais rien n’est plus pénible que de rester là où tu ne veux pas être.

Souffrance vs confort

Souffrance
Confort

La souffrance n’est donc pas forcément notre ennemie, et à l’inverse le confort peut être notre pire ennemi. Il est tellement confortable et sécurisant à court terme de ne pas changer les choses, de faire uniquement ce qu’on sait faire, de rester dans la facilité ! Sauf que ça va rarement dans le sens de ce qui nous tient vraiment à cœur, et qu’on finit par en souffrir… C’est comme un crédit à la consommation : ça permet d’éprouver un plaisir immédiat, mais les fins de mois qui s’en suivent sont nettement moins plaisantes.

C’est pourquoi, le fait de garder en tête la souffrance qu’on génère à moyen / long terme en n’appliquant pas nos bonnes résolutions peut être un très bon moteur, surtout lorsqu’on n’a plus 20 ans 🙂

Se connecter aux raisons profondes qui nous poussent à agir

Voilà bientôt trois mois, j’ai pris une bonne résolution : celle de lancer ce blog et de continuer à le développer tant que la réussite ou bien l’échec ne seront pas manifestes.

Même si je sais que c’est très important pour moi, ce n’est pas encore suffisant pour me pousser à agir au quotidien. Comme tout le monde je dispose de 24 heures dans une journée, et je ne m’ennuie jamais, au contraire… Combien de fois par le passé je me suis dit : “Ah oui, c’est vrai, j’ai pas fait ce que j’avais prévu. C’est pas grave, je le ferai demain…”.
Très souvent, j’aurais réellement le temps de faire ce qui est important pour moi si je m’y mettais vraiment. Mais au lieu de ça, je trouve des subterfuges pour remplir ce temps par des choses qui me semblent plus faciles ou plus plaisantes. Je me dis que c’est quand-même utile, ce qui me donne une très bonne excuse, sans trop culpabiliser… On appelle ça la procrastination intelligente ; c’est un art subtile et destructeur.

L’intensité de l’émotion

Joie
Tristesse

A mon sens, il est impossible de se discipliner à faire quelque-chose tant qu’on ne s’est pas connecté aux raisons profondes qui nous poussent à le faire. Il ne s’agit pas d’y réfléchir 10 minutes et de se dire “bon OK, c’est décidé, à partir d’aujourd’hui je m’engage fermement”. Il s’agit d’aller vraiment en profondeur, d’aller chercher au fond de soi quelque-chose qui nous touche émotionnellement. Cette émotion apporte l’intensité nécessaire pour nous pousser à agir.

Au départ, notre résolution n’est pas ancrée et on n’a pas la force de l’habitude. Alors la seule façon de se pousser à agir est d’utiliser l’intensité émotionnelle.

Une technique puissante

Pour me connecter à cette intensité, voici une technique puissante que j’ai apprise récemment dans une formation de David Laroche :
Il s’agit d’écrire tous les aspects positifs d’appliquer sa résolution, et tous les aspects négatifs de ne pas l’appliquer. On joue ainsi sur les deux moteurs principaux : le plaisir et la souffrance. Dans cette pratique, il faut écrire tout ce qui nous vient à l’esprit et pousser vraiment loin, pour aller chercher les raisons les plus profondes. Se demander par exemple :

  • Qui vais-je devenir dans cinq ans ou dans dix ans si je ne change pas ça ?
  • Qu’est ce qui se passera ?
  • Comment je me sentirai ? Qu’est-ce que je penserai de moi-même ?
  • Quel sera mon impact sur mon entourage, ma famille, ma carrière, ma santé… ?
  • …etc.

Pour les aspects positifs, il est bon de parler au présent, comme si le résultat à atteindre était déjà là.

Mon exemple perso

Voici ce que j’ai écrit concernant ma résolution de mener à bien mon projet de blog :

Aspects positifs à le faireAspects négatifs à ne pas le faire
Je peux réellement aider d’autres personnesMon blog restera très peu connu et n’apportera donc pas grand-chose aux gens
Je peux enfin partager ce que je sais avec beaucoup de personnesJ’aurai le sentiment de ne pas pouvoir exprimer qui je suis
Je gagne ma vie en faisant ce que j’aimeJe continuerai sans doute à gagner ma vie, mais pas de la façon que j’aimerais.
J’acquiers une confiance en moi qui me permet d’être de plus en plus à l’aise au milieu d’autres entrepreneursJe ne me sentirai pas à la hauteur des autres entrepreneurs. J’aurai de moins en moins confiance en mes capacités d’entrepreneur
Je rencontre d’autres blogueurs durant des évènements. C’est une belle source de soutien et d’enrichissement mutuelJe resterai dans un milieu où je ne pourrai pas vraiment partager ce que j’aimerais
Je développe une activité pérenne quasiment sans contraintes calendaires ni géographiques.Je serai toujours soumis aux contraintes de mes entreprises clientes en termes de calendrier et de lieu de travail. Je devrai continuer à me déplacer dans de grandes villes, alors que je n’aime pas ça.
Mes revenus ne dépendent plus uniquement de mon temps de travail. Je gère mon temps beaucoup plus librementJe continuerai à être au service de mon entreprise au lieu que mon entreprise soit à mon service.
En ayant un blog connu, j’ai le sentiment d’avoir réalisé quelque chose de significatif. C’est extrêmement gratifiant d’avoir persévéré et d’être allé au bout.J’aurai le sentiment de ne pas avoir réalisé ce dont j’aurais été capable. Je serai frustré de n’avoir pas eu le courage de persévérer. J’aurai un sentiment d’échec
En produisant régulièrement du contenu, ça devient de plus en plus facile et je vais de plus en plus vite pour le faireJe vais rester sur l’idée de difficulté et de barrière infranchissable, ce qui ne fera qu’abaisser mon énergie
Je ressens la gratification intérieure de contribuer réellement au monde de façon positiveJ’aurai le sentiment de ne pas contribuer au monde, de ne pas jouer ma partition
Je me sens nourri intérieurement par le fait d’apporter de la valeur aux autresJe chercherai encore à compenser mon vide intérieur par des plaisirs extérieurs
Je tire beaucoup de gratification de ma discipline et de ma persévéranceJe renforcerai l’idée que je suis incapable de m’autodiscipliner et de persévérer sur le long terme.
Ça me donne de l’assurance pour lancer d’autres blogs sur d’autres sujets.J’hésiterai beaucoup à retenter la même chose sur d’autres sujets
J’ai le sentiment d’avoir franchi un nouveau palier sur le plan professionnelSur le plan professionnel, j’aurai le sentiment d’avoir végété.
L’argent que je gagne me donne un sentiment de sécurité et de détenteJe serai très préoccupé par le fait de gagner ma vie
Ma vie est mon message.
Je suis un témoin vivant auprès de ma famille qu’on peut créer sa propre activité, travailler sur ce qui nous plait, tout en contribuant positivement au monde.
Je n’apporterai aucun message fort et ne ferai que renforcer les idées fausses et négatives de mes proches
Je suis une preuve vivante que savoir prendre des risques calculés et surmonter ses peurs conduit à une vie plus riche et plus heureuseJe contribuerai à renforcer les idées négatives de ma famille à propos du travail et de la difficulté de la vie
Mes pensées, mes paroles et mes actes sont cohérents et je me sens bienJe me sentirai mal
Même si j’échoue, j’aurai la satisfaction profonde d’avoir réellement essayé et je ne regretterai rienJ’aurai toujours le regret de ne pas avoir réellement tenté et de ne pas savoir ce que ça aurait pu donner.

L’aspect “réalisation de soi” est très important pour moi, c’est pourquoi il ressort beaucoup dans ce que j’ai écrit ici. Mais à vous de trouver ce qui vous touche le plus en fonction de vos propres valeurs. C’est peut-être la famille, la santé, l’argent…etc. Chacun a les siennes.
Il est important d’être authentique. Si vous notez des raisons qui ne sont pas vraiment les vôtres, mais plutôt ce que vous croyez que la société exige de vous, ça ne marchera pas.

Se remémorer régulièrement ses raisons

Entretenir la flamme

Feu de bois

L’ancrage d’une habitude vient de la répétition. Plus on applique notre résolution, moins c’est difficile de le faire. Mais au début, il est nécessaire de se remémorer encore et encore nos raisons profondes. Car même si elles nous paraissent puissantes au moment où on les écrit, on finit par les oublier petit à petit.

Un feu, aussi puissant soit-il au départ, finit par s’éteindre s’il n’est pas entretenu.

Lorsqu’on se remémore nos raisons, il est important de faire monter de nouveau le plus possible l’émotion pour raviver la flamme. Les raisons sont comme le bois qui alimente la flamme, tandis que l’émotion est comme l’air qui l’attise.

Pour cela, rien de tel que de prendre un vrai temps pour soi au calme, isolé de toute distraction externe, et de ressentir vraiment les choses.

Planifier concrètement du temps

Pour ne pas oublier de prendre ce temps, il faut le planifier concrètement, c’est à dire le noter dans son agenda à des dates précises, et vraiment considérer qu’il s’agit de rendez-vous importants. Sans cela, il est très probable qu’on ne trouve pas le temps nécessaire. Vous trouverez également des astuces sur la façon de garder des habitudes qui ne sont pas quotidiennes dans cet article du blog Devenez meilleur.

Pour ma part, j’ai programmé un rappel récurrent tous les dimanches dans mon agenda Google. Je relis les raisons que j’ai notées et pour chacune je prends le temps de me représenter vraiment ce que ça signifie pour moi. J’essaie de le visualiser, d’imaginer des situations, de le ressentir…

En faisant ça pendant suffisamment longtemps, l’ancrage se fait. Cela peut prendre plus ou moins de temps selon la difficulté de l’objectif visé et selon les personnes , généralement de 2 à 8 mois selon cet article (et non pas 21 jours, comme il est couramment admis). Mais à force de persévérance, on finit par y arriver.

Où j’en suis dans ma résolution

Le présent article est le septième de mon blog. Cela fait trois bonnes semaines que j’ai écrit le premier. Écrire des articles prend du temps et demande de la patience. Pas facile pour moi qui ai tendance à être à la fois perfectionniste et impatient… Mais je sens que les raisons qui me poussent sont puissantes et ma détermination n’a pas faibli.
Je pense que ma discipline n’est pas encore ancrée, c’est pourquoi je suis vigilant, surtout en cette période de fêtes où l’on sort de sa routine et où l’on passe plus de temps en famille ou entre amis. La période des fêtes est traditionnellement celle où j’abandonne le plus facilement mes projets (le comble !). Mais cette année, je crois que ça ne sera pas le cas !! 🙂

PS/ Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à cliquer sur “J’aime” et à le partager sur les réseaux sociaux.

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Angélique THOMAS
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Angélique THOMAS

Merci de ce partage, les commentaire finiront par fleurir et votre site prendra une belle envolée, c’est certain. Continuez d’entretenir votre, vos flammes Cyril.

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